Table à dessin cylindrique de 1947

Les dessins industriels présentent souvent des dimensions assez considérables pour nécessiter l'emploi de grandes planches obligeant le dessinateur à des positions incommodes. C'est pour pallier cet inconvénient qu'a été mise au point en 1947, en Angleterre, la table à dessiner cylindrique.


Spécifications

Elle est plus particulièrement destinée à faciliter l'exécution de schémas de connexions électriques et de diagrammes où dominent les lignes droites, horizontales et verticales. Elle peut être utilisée à d'autres travaux grâce à un choix judicieux du diamètre du cylindre porte-papier qui constitue l'organe essentiel de l'instrument.

Il fallait en effet, d'une part limiter au maximum l'encombrement de l'appareil, d'autre part lui donner une taille compatible avec les dimensions courantes des dessins. Il fallait aussi que la courbure de la surface cylindrique n'entraînat pas de distorsions sensibles pour le tracé d'une circonférence, par exemple, au moyen du compas.

Description technique

Le diamètre choisi est de 38 cm, ce qui correspond à une circonférence de 120 cm environ. Dans ces conditions, un cercle de 7,5 cm de diamètre peut être tracé au compas sans déformation apparente.
Comme on le voit sur la photo, le cylindre, fermé à ses deux extrémités, repose sur deux supports verticaux sur lesquels il peut tourner librement.

Table à dessin cylindrique

Une des extrémités du cylindre porte une graduation qui facilite les mesures.
Une règle transparente, parallèle aux génératrices du cylindre, repose dans deux encoches ménagées dans les supports verticaux, de sorte qu'elle peut être enlevée aisément.
Enfin, une petite équerre à 45°, transparente, épousant la courbure de la surface cylindrique, complète l'instrument. Cette équerre porte également deux fentes inclinées à 60°.

Mode d'emploi

La manière d'opérer est évidente :
Les traits horizontaux sont tracés le long de la règle à l'emplacement déterminé par la graduation latérale.
Les lignes perpendiculaires à ces dernières s'obtiennent en maintenant la pointe du crayon dans une petite encoche ménagée au sommet de l'équerre et en faisant tourner le cylindre au moyen du bouton moleté prévu à cet effet.

Ainsi, le dessinateur n'a pas à se déplacer pour atteindre toutes les parties de son travail, c'est ce dernier qui est amené à portée de sa main.

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